L’Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD) a appelé, dans un communiqué, les autorités à intervenir d’urgence dans le dossier de l’Union nationale de la femme tunisienne (UNFT), dont les sièges et les derniers équipements font l’objet d’une saisie en exécution de décisions de justice liées à d’anciennes dettes.
Selon l’association, les salariés de l’UNFT, jusque-là rémunérés et couverts socialement, sont sans emploi ni revenus depuis deux ans, sans qu’aucune solution ne leur ait été proposée.
L’ATFD exprime sa solidarité avec l’Union et son personnel. Elle demande la réouverture des sièges, la reprise de l’activité dans toutes les régions et un règlement global garantissant les droits des salariés. Elle rejette l’idée que le traitement des litiges financiers serve à liquider une structure associative ou à faire peser le coût de la crise sur des employés qui n’y sont pour rien.
L’association y voit le signe d’un rétrécissement de l’espace d’action de la société civile et appelle les organisations féministes, de défense des droits humains et syndicales à se mobiliser.