Le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Slah Zouari, a indiqué, mardi 8 septembre, que la Tunisie poursuit ses efforts pour renforcer la compétitivité de son appareil industriel et consolider son ouverture sur les marchés africains et internationaux. Il s’exprimait lors de la cinquième réunion ministérielle de la Commission de l’industrie du Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA), organisée par visioconférence depuis la Zambie, sur le thème de la digitalisation au service du développement des chaînes de valeur régionales.
Selon les déclarations du ministre, les investissements industriels en Tunisie ont progressé de 18 % au cours des premiers mois de 2026. À cela s’ajoute la création d’environ 13 000 emplois supplémentaires, ce qui témoigne, selon lui, du rôle du secteur industriel dans la création d’emplois, en particulier pour les jeunes, et dans le renforcement de l’intégration économique et sociale. Les industries agroalimentaires, mécaniques et électriques contribuent notamment à cette dynamique.
Par ailleurs, Slah Zouari a souligné l’évolution positive de l’attractivité du pays en matière d’investissements étrangers, en particulier ceux destinés à l’exportation. Cette tendance favorise l’intégration de l’industrie tunisienne dans les chaînes de valeur mondiales. En sus, le ministre a insisté sur la dimension régionale du développement industriel. La Tunisie œuvre, en effet, à la création et à l’aménagement de zones industrielles dans les différentes régions du pays afin de réduire les disparités territoriales.
S’agissant de l’innovation, le ministre a indiqué que l’écosystème scientifique tunisien comprend plus de 680 unités de recherche et près de 25 000 chercheurs et doctorants. Il a également appelé à renforcer l’intégration entre les pays africains, en soutenant les petites et moyennes entreprises et en améliorant la productivité industrielle et agricole. La Tunisie entend poursuivre sa coopération avec ses partenaires du COMESA dans les domaines des énergies renouvelables, des technologies vertes et de la recherche conjointe.