L’Etoile à la croisée des chemins : Briser un cercle vicieux

Encore un rendez-vous avec l’histoire pour marquer l’agenda de l’Etoile Sportive du Sahel.

Le 7 novembre prochain -sauf renvoi malvenu- sera convoquée une assemblée générale élective extraordinaire. Dans la continuité des démarches pour normaliser la vie du club phare du Sahel, l’enjeu majeur ambitionne la reprise en main par un Bureau directeur «légitime» qui assumerait pleinement les responsabilités échouant généralement à un exécutif élu.

Celui actuellement à la barre, un directoire de crise si vous voulez, n’est donc que provisoire. Mais il faut admettre que, n’en déplaise aux increvables sceptiques, le Comité de Karim Akrout a fait beaucoup mieux que gérer le quotidien dans une phase tendue et émaillée de mille et une entraves. En tout cas, il peut savourer son bilan, d’autant plus qu’il dut pédaler ferme pour rouler sur une pente raide.

Certes, le passage à vide de l’équipe fanion de football a installé le doute et une ambiance de fronde autour du club et des dirigeants. Mais les hommes de Christian Bracconi ont pu redresser la barre le dernier week-end à Béja, redonnant des motifs d’espoir quand bien même les objectifs ne viseraient pas vraiment cette saison le titre majeur, en tout cas si l’on s’en tient à une vision lucide. Quoi qu’il en soit, Bracconi a sauvé sa peau, et les horizons paraissent moins sombres.

Opération transparence

Cela va de soi, la courbe de Akrout and Co est en pleine ascension même s’ils ne prétendent guère faire l’unanimité, loin s’en faut. «Enfin la bataille commence !», peuvent-ils néanmoins hurler, surtout que le plus dur semble avoir été fait et que la suite des évènements s’avère beaucoup plus abordable. Mais il y a toujours un contretemps quelquefois «inventé» de toutes pièces pour renvoyer tout le monde dos à dos. Il en est ainsi de la démission de l’équipe dirigeant le Centre de formation conduite par Yassine Chikhaoui pour exprimer son désaccord avec les méthodes de travail du directoire provisoire. Affublé du statut de star, l’ex-playmaker du FC Zurich, en Suisse, voit certainement grand pour son club de toujours. Mais attention à la dérive de la désunion ! Cela peut aller très vite et porter une estocade aux espoirs de normalisation. En effet, rien ne vaut la transparence. En déplorant l’absence d’une ligne directrice, qui voudrait alors se présenter aux prochaines élections ? Qui réussirait le tour de force de briser le cercle vicieux ?

Le péril est donc réel. Au pic de la fronde, les garçons boudeurs n’avaient-ils pas accusé les différents Bureaux exécutifs de faire peu de cas et de l’histoire et de l’intérêt suprême d’Ennajm ? N’était-on pas persuadé qu’une conspiration était ourdie ?

Le mieux serait donc que Karim Akrout et son staff terminent leur «mandat» dans l’union sacrée, sans faire de chichis, et que les éventuels candidats à la succession puissent y aller sans retenue ni peur d’être pris dans un engrenage inextricable.

 

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