Moyen Orient : regain de tension

flags of USA and Iran

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Les affirmations du président américain Donald Trump, la semaine dernière, sur une reprise imminentes des pourparlers avec l’Iran avant que l’accord du cesser le feu n’arrive à son terme et pour mettre un terme final aux belligérances entre les deux parties, et ce sur la base d’une « intention exprimée par l’Iran de trouver une solution pacifique au conflit » semble, encore une fois, tomber à l’eau, mettant à nouveau l’épreuve la crédibilité des déclarations du président américain exprimées sa plateforme Truth Social. Trump donne l’air d’être une personne qui prend ses désirs pour des réalités.

Car de son coté, l’Iran vient d’indiquer que jusqu’à l’instant présent, déclare le porte-parole du ministère des affaires étrangères iranien, Esmaïl Baghaï, « il n’existe aucune perspective claire de négociations fructueuses » avec les américains. Et d’ajouter, lors de son point de presse hebdomadaire, « à ce stade, au moment où je m’exprime, nous n’avons pas de projet pour le prochain cycle de négociations et aucune décision n’a été arrêtée à ce sujet ».

La position iranienne est, de toute évidence, attendue. D’une part, l’annonce du second round des négociations s’est faite d’une manière unilatérale. D’autre part, le blocus exercé par la marine américaine au niveau du golf persique et du golf d’Oman, n’est pas à plaire aux iraniens.

Ces derniers, pour mettre à l’épreuve la sincérité des intentions américaines, ont tenté dans la soirée d’hier de forcer ce blocus. La réponse de la marine américaine ne s’est pas fait attendre. Le cargo iranien s’est trouvé la cible de tirs américains. Ce qui explique sa mise en doute à propos du sérieux des intentions américaines.

Pourtant, à 48 heure de l’expiration de la trêve, et nonobstant les déclarations officielles récentes des iraniens, les USA persistent dans leurs premières affirmations. Pour la maison blanche, ces négociations auront effectivement lieu au Pakistan. D’ailleurs, une délégation américaine, conduite par JD Vance, est attendue à Islamabad ce lundi. Une information confirmée par Donald Trump lui-même. Mais Téhéran, à son tour, continue à mettre en doute le sérieux des Etats-Unis.

Pour l’Iran, un préalable aux négociations est incontournable : mettre fin au blocus exercé par la marine américaine. Une condition à laquelle les américains ne semblent pas prêts à faire de concession.

L’Iran, pour sa part, menace de riposter à chaque fois où l’un de ses navires est saisi ou bloqué.

Rappelons que les USA ont déjà saisi un cargo iranien. Chose qui a suscité des réactions diplomatiques de la part de la Chine essentiellement qui a exprimé à travers le porte-parole de son ministère des affaires étrangères, Guo Jiakun, son « inquiétude devant l’interception forcée du navire en question par la partie américaine », ajoutant que « La Chine soutient les parties concernées dans le maintien de la dynamique tant du cessez-le-feu que des négociations ».

Krimi Abderrazek

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