La France prend, à compter du 1er septembre 2026, la présidence du Conseil de sécurité des Nations unies pour une durée d’un mois, succédant au Danemark et précédant la Grèce, selon l’ordre alphabétique anglais établi pour la rotation entre les quinze membres du Conseil.
Dans le cadre de cette présidence, la France sera chargée d’organiser les travaux du Conseil, d’assurer la continuité de ses discussions sur les crises internationales et de faciliter l’adoption de ses décisions.
Cette présidence intervient dans un contexte particulièrement chargé, marqué notamment par l’ouverture de la 81e session de l’Assemblée générale de l’ONU et sa semaine de haut niveau.
La France entend notamment veiller à ce que le Conseil puisse se réunir rapidement en fonction de l’évolution des crises en Ukraine, au Moyen-Orient et en Afrique. Le Conseil poursuivra également le suivi de plusieurs situations, notamment en Afghanistan, en Haïti, en Iran, au Soudan, en Syrie et en République démocratique du Congo.
Paris compte par ailleurs mettre à profit cette présidence pour réaffirmer son soutien à une réforme du Conseil de sécurité. La France entend notamment promouvoir l’initiative franco-mexicaine visant à encadrer le recours au droit de veto des membres permanents en cas d’atrocités de masse, une initiative actuellement soutenue par 122 États.
La présidence française sera également placée sous le signe du multilatéralisme et du multilinguisme. Paris entend notamment défendre le rôle du français en tant que langue de travail à part entière au sein du Conseil de sécurité.
La France prévoit enfin d’associer des experts et des représentants de la société civile aux travaux du Conseil au cours de ce mois de septembre.