Le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a vivement critiqué vendredi la décision du gouvernement libanais de procéder au désarmement de son mouvement, l’accusant de servir les intérêts d’Israël et des États-Unis. Selon lui, cette initiative, si elle est mise en œuvre, pourrait plonger le pays dans une guerre civile.
Ces déclarations ont été faites à Beyrouth, à l’issue d’un entretien avec Ali Larijani, président du Conseil suprême de la sécurité nationale iranien. Qassem a affirmé que son organisation ne remettrait pas ses armes tant que « l’agression et l’occupation israéliennes » se poursuivraient, promettant de « livrer bataille » si nécessaire.
Le gouvernement libanais a adopté le 7 août le « plan Barrack », du nom de l’émissaire américain qui en est à l’origine. Ce programme prévoit le désarmement de tous les groupes armés présents au Liban, la remise des caches d’armes à l’armée, un contrôle renforcé de la frontière sud et la limitation des armements aux seules forces de sécurité nationales. L’objectif affiché est d’intégrer le Hezbollah dans le jeu politique sans composante militaire.
Naïm Qassem estime que l’exécutif devrait concentrer ses efforts sur la reconstruction et la stabilité du pays, plutôt que de « le livrer à un pouvoir étranger ».