Ports tunisiens : Achèvement d’un programme de livraison de six remorqueurs financé par l’AFD

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Une cérémonie s’est tenue mardi 7 avril pour la réception du sixième et dernier navire remorqueur livré à l’Office de la Marine Marchande et des Ports (OMMP). Cette livraison s’inscrit dans une coopération franco-tunisienne lancée en 2022. L’Agence Française de Développement (AFD) a apporté un financement de plus de 41 millions d’euros. L’ambassadrice de France en Tunisie, Anne Gueguen, a déclaré que son pays est heureux d’avoir contribué à ce projet. Elle a précisé qu’il s’agit d’un projet stratégique car il impacte l’ensemble de l’économie tunisienne. Par ailleurs, elle a rappelé que plus de 98 % des marchandises importées ou exportées passent par les ports tunisiens. Par conséquent, renforcer et moderniser les capacités portuaires, notamment à travers le remplacement de la flotte de remorqueurs, constitue un enjeu prioritaire.
Le directeur général adjoint des Ports, Jilani Hammami, a présenté les contours financiers de ce programme. Il a expliqué que ce projet est l’un des plus importants jamais réalisés par l’office. Son coût total s’élève à 168 millions de dinars. En sus du prêt partiel de l’AFD, le solde a été financé par autofinancement de l’OMMP. D’autre part, il a souligné que ce programme améliore la sécurité dans les ports. Il facilite l’accueil des grands navires et renforce la lutte contre la pollution, que ce soit dans les ports ou en haute mer. Qui plus est, trois remorqueurs sont équipés de dispositifs d’intervention et de sauvetage dans les eaux territoriales tunisiennes. À cela s’ajoute une répartition de ces navires dans l’ensemble des ports pour harmoniser les niveaux de préparation, de sécurité et de sauvetage.

Le responsable a également détaillé d’autres chantiers menés par l’OMMP. Depuis 2018, un montant de 170 millions de dinars a été consacré à l’aménagement des surfaces, au traitement des sols et à la rénovation des quais, en particulier ceux du secteur pétrolier. Il a ajouté qu’un quai industriel a été achevé pour un coût de 58 millions de dinars. Cet équipement permet une manutention initiale de 2 millions de tonnes par an, avec un objectif de 3 millions de tonnes. Il peut recevoir des navires d’une capacité de charge de 30.000 tonnes. Un appel d’offres en partenariat public-privé a été lancé pour son exploitation par des entreprises privées. Par ailleurs, des travaux de dragage sont programmés dans les ports de Bizerte, Radès, La Goulette et Sousse pour un montant de 130 millions de dinars. Une enveloppe de 20 millions de dinars est prévue pour le port de Zarzis. Des études environnementales ont été finalisées pour ce site. En sus, 100 millions de dinars ont été alloués aux ports de Sfax et Gabès. Pour le volet énergétique, 20 millions de dinars sont dédiés à la réduction des émissions de carbone. Un projet pilote à La Goulette permettra aux navires de se brancher à l’électricité à quai au lieu d’utiliser le diesel. Des panneaux photovoltaïques seront installés à Zarzis pour réduire la consommation électrique de 20 %. Pour la sécurité portuaire, 40 millions de dinars ont été budgétisés. Un système de surveillance a déjà été installé à Bizerte, La Goulette et Radès pour 14 millions de dinars. Enfin, 11 millions de dinars ont été alloués à la digitalisation des ports, incluant un système d’information en coopération avec le ministère de la Défense.

Photos, réalisation et montage: Riadh Sahli

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