Samir Abdelhafidh : Baisse progressive du taux d’endettement de la Tunisie

Your browser does not support the audio element.

Lors d’un débat à l’Assemblée des Représentants du Peuple, à l’occasion de l’adoption d’un projet de loi pour l’octroi d’un crédit auprès du Fond Arabe du Développement destiné au financement du renouvellement de la ligne de chemin de fer pour le transport du phosphate, le ministre de l’économie et de la planification, Samir Abdelhafidh, n’a pas manqué de fustiger certains députés qui ont critiqué les politiques gouvernementales en matière d’économie et le recours excessif à l’emprunt extérieur en qualifiant l’ARP de « Parlement des prêts ».

Le ministre a affirmé que, contrairement à ce que prétendent ces députés, tous les indicateurs montrent une baisse continue de la dette extérieure de la Tunisie.

Se basant sur des chiffres qu’il a qualifié « d’officiels », il a fait état de la baisse considérable de la dette extérieure. Selon les données de la Banque Centrale de Tunisie (BCT) qu’il a présenté, la Tunisie est passé d’un taux d’endettement de 66.8 % par rapport au Produit Intérieur Brut (PIB) en 2020, à 39.1 % du PIB en 2025.

Pour lui, une baisse progressive, d’année en année est à constater, chose qui réconforte la Tunisie dans ses choix économiques. Car, les emprunts contractés par l’Etat ont contribué au développement économique du pays. Leur vocation n’était pas de faire face aux dépenses de gestion mais plutôt à l’investissement dans des projets innovant et permettant de réaliser une croissance économique importante.

Le ministre de l’économie et de la planification a par ailleurs précisé, en réponse à une question posée par un député à propos de l’inflation et de l’affaiblissement du pouvoir d’achat, que le rôle de son département est de « stimuler la croissance et non de contrôler les prix ». Il a en outre ajouté que le seul moyen pour améliorer la capacité d’achat du citoyen est de booster la croissance économique et de permettre au pays de réussir un bond à ce niveau là à travers la création de la richesse. Il ne s’agit pas pour lui de réduire les prix mais d’augmenter le revenu.

Samir Abdelhafidh a, d’autre part, rappelé les mesures prévues par la loi des finances de 2026, notamment en relation avec les augmentations salariales, y comprit les pensions de retraite, ainsi que l’allégement des charges fiscales sur certains secteurs, permettant ainsi de créer une nouvelle dynamique socio-économique.

Krimi Abderrazek

Related posts

Tourisme : Une saison 2026 sous le signe de la confiance

Tozeur : Le ministre du Tourisme annonce une série de mesures pour relancer le secteur

Baisse de 18 % des opérations de refinancement bancaire