Avec le départ de l’Egypte, suivi de celui du Maroc, les «choses» de la FIFA World Cup 2026 sont rentrées dans l’ordre. Il n’y a plus de ces «animateurs» qui risquent de démentir les pronostics ou de troubler les fêtes, ceux-là mêmes que l’on veut tenir à l’écart.
Place aux combats de titans puisqu’on est, pratiquement sans surprises, en présence de la France, de l’Espagne, de l’Angleterre et de l’Argentine, qui se disputeront une nouvelle Coupe du monde, ayant chacun remporté au moins une édition.
Du jeu, certes oui, mais c’est plutôt du football mécanique. On joue de part et d’autre pour gagner…beaucoup plus d’argent. Un mien ami dit que c’est industriel. On investit gros, on mise gros, on est sûr de prendre du gros.
Pas que le carré d’as, mais tout le monde qu’il y a tout autour.
A la veille des quarts de finale, le nombre total de spectateurs a atteint 6 259 589 après 96 des 104 matches à disputer, avec une moyenne de 65.204 spectateurs par rencontre.
C’est déjà un record absolu, largement supérieur aux 3.587.538 spectateurs recensés lors du Mondial 1994 (l’ancien record).
La hausse s’explique par l’élargissement de la Coupe du Monde à 48 équipes. La FIFA affirme d’ailleurs que 99,7% des places disponibles ont été occupées durant le tournoi. Le chiffre va encore augmenter d’ici à la finale du 19 courant.
Record d’affluence quotidienne
Le 25 juin, quatre matches se sont joués le même jour (France-Sénégal, Irak-Norvège, Argentine-Algérie, Autriche-Jordanie) : 281.223 personnes ont assisté à ces quatre rencontres, dépassant l’ancien record journalier de 277.070 spectateurs qui datait du 28 juin 1994.
La quasi-totalité des matches ont affiché complet, notamment à New York/New Jersey, Los Angeles, Dallas, Atlanta et Philadelphie.
Audiences TV impressionnantes
Côté télévision, le match d’ouverture Mexique-Afrique du Sud est devenu le match le plus regardé en anglais aux États-Unis avec 7,2 millions de téléspectateurs, tandis qu’au Brésil, le match face au Maroc a signé la meilleure audience TV de l’année avec 28,9 millions de téléspectateurs en moyenne, et Globo a comptabilisé 49,9 millions d’individus uniques sur ses plateformes.
Avec la finale prévue le 19 juillet à New York/New Jersey, l’affluence totale devrait encore grimper dans les prochains jours.
Des revenus records
La Coupe du monde étant un véritable phénomène commercial, la FIFA table sur environ 8,9 milliards de dollars de revenus pour cette édition. Les droits de diffusion télévisuelle sont le plus gros contributeur avec une valeur de 3,925 milliards de dollars, tandis que les revenus des sponsors atteignent 1,786 milliard de dollars, et les revenus des billets et forfaits d’hospitalité devraient atteindre 3,017 milliards de dollars, le plus haut de l’histoire de la FIFA.
Étalée sur 39 jours et 104 matches, la compétition a sécurisé 2,8 milliards de dollars de revenus sponsoring, un bond de 56% par rapport au Qatar 2022. Le format élargi à 48 équipes et les pauses d’hydratation offrent davantage d’espaces visibles à la télévision.
Les non-sponsors gagnent aussi
C’est peut-être le point le plus surprenant : selon une étude Meltwater, reprise par CNBC, avant le coup d’envoi, les marques non-sponsors du Mondial avaient généré 61 millions d’interactions liées à l’événement, contre 33 millions pour les partenaires officiels. L’exemple qui fait référence: LEGO, qui n’est pas sponsor officiel mais a réuni Messi, Ronaldo, Mbappé et Vinícius Jr dans une campagne qui a fait un carton, sans jamais montrer le logo FIFA.
ITV, qui a diffusé 51 des 104 matches au Royaume-Uni, a révélé que ses revenus publicitaires étaient environ 30% plus élevés que ceux de l’Euro 2024, qualifiant l’événement de «Super Bowl de six semaines».
A chacun son dû
Ici aussi, la verve du Mondial a généré beaucoup d’argent pour de nombreux intervenants : les revendeurs d’appareils de télévision qui en importaient de tous les pays et de toutes les marques et qui, plus est, rivalisaient pour offrir des abonnements IPTV ou autres fournisseurs d’images à des preneurs peu soucieux de la qualité.
De la pub aussi, puisque les gros annonceurs ont mis à profit les plateaux Radio et Tv pour s’arracher des temps d’antenne et d’attention dans l’objectif de faire connaître et vendre leurs produits. Pas de chiffres, bien sûr.
Mais comme on aime plutôt l’ambiance «stadium», la plupart des amateurs de foot se sont rabattus sur les cafés. Là où l’on sert des boissons, mais aussi la chicha. La plupart de ces établissements, des restaurants et même des hôtels, ont aménagé des espaces spéciaux pour la circonstance. Les prix ont flambé d’un coup sans que personne ne dise mot.
Comme une dépense appelle une autre, on ne peut résister à l’appel que fait la sandwicherie du coin, ou plutôt celle que le promoteur vient d’installer devant le café ou juste à proximité. Un plat tunisien, un brick à l’œuf, un kaftaji ou même un «labalabi» succulent pour digérer une défaite ou fêter une victoire, comme quoi le «football est total ou ne l’est pas».
NB : Tous les chiffres cités sont ceux de la Fifa.