L’administration de Donald Trump s’apprête à engager l’une des plus importantes coupes dans les effectifs fédéraux depuis des décennies. Selon Scott Kupor, le nouveau directeur de l’Office of Personnel Management (OPM), environ 300 000 postes pourraient disparaître d’ici la fin de l’année, soit une baisse de 12,5 % par rapport au niveau observé en janvier.
La stratégie repose principalement sur des départs volontaires, qui devraient représenter quatre suppressions sur cinq. Les licenciements, quant à eux, ne concerneraient qu’une minorité de postes. Cette vague de réductions dépasse de loin les 154 000 départs déjà enregistrés le mois dernier dans le cadre de primes de départ.
Depuis son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump a fait de la rationalisation de l’administration fédérale un axe majeur de sa politique. Le président estime que les 2,4 millions de fonctionnaires civils constituent un appareil trop lourd et peu efficace.
Scott Kupor, qui se veut pragmatique, affirme ne pas vouloir imposer des licenciements directs, préférant convaincre les responsables ministériels d’adhérer à son objectif de modernisation. Ses propos marquent un contraste avec le début du second mandat de Trump, période durant laquelle les agences avaient été explicitement encouragées à se séparer des recrues récentes.
Si les prévisions se réalisent, le taux de départs enregistrés cette année serait plus du double de celui observé en 2023, qui atteignait 5,9 %. Les détails par agence devraient être communiqués ultérieurement par l’OPM.
En parallèle, chaque ministère prépare des propositions supplémentaires de réductions de postes. Ces documents seront transmis à Russ Vought, directeur du budget de la Maison-Blanche, et orienteront la prochaine requête budgétaire du président au Congrès.