L’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a tenu, mardi 7 avril 2026, une séance plénière consacrée à l’examen d’un projet de loi relatif à un accord avec la Commission de l’Union africaine. Mais au-delà du texte examiné, les débats ont rapidement été dominés par une préoccupation majeure : la hausse des prix en Tunisie et ses répercussions sur le pouvoir d’achat.
Dans un contexte marqué par une inflation persistante, des tensions sur l’approvisionnement et une pression croissante sur les ménages, plusieurs députés ont alerté sur la dégradation du quotidien des Tunisiens.
Inflation en Tunisie : des prix en hausse continue
Au fil des interventions, les députés ont pointé l’augmentation continue des prix des produits de consommation courante. Cette inflation, jugée durable, affecte directement le pouvoir d’achat et accentue les difficultés économiques des citoyens.
Les élus ont également mis en garde contre les perturbations du marché, liées notamment à des déséquilibres dans les circuits de distribution, aggravant les difficultés d’accès à certains produits.
Approvisionnement et spéculation : un marché sous tension
Les discussions ont mis en lumière les tensions sur l’approvisionnement de plusieurs produits, dans un contexte marqué par la spéculation et l’expansion du commerce parallèle.
Plusieurs députés ont appelé à :
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renforcer le contrôle du marché
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lutter contre les pratiques spéculatives
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réguler les circuits de distribution
Ces leviers sont considérés comme essentiels pour freiner la hausse des prix en Tunisie et stabiliser le marché.
Hausse des prix de l’énergie : un impact direct sur l’économie
Les parlementaires ont également évoqué les répercussions de la hausse des prix de l’énergie sur l’économie tunisienne et les finances publiques.
Des interrogations persistent quant à la capacité du gouvernement à contenir l’inflation et à limiter ses effets sur le pouvoir d’achat, dans un contexte économique toujours incertain.
En réponse, le ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid, a attribué la hausse des prix à des facteurs conjoncturels, notamment le ralentissement post-Aïd el-Fitr et les variations saisonnières de l’offre.
Il a précisé que les autorités ont d’abord opté pour le plafonnement des prix, avant de réduire les marges afin de limiter l’inflation.
Le ministre a également confirmé le recours à l’importation pour réguler le marché et faire face aux pénuries, notamment pour certains produits sensibles.
Aïd al-Adha : des mesures pour éviter les pénuries
Des mesures spécifiques ont été annoncées pour assurer l’approvisionnement en viandes rouges à l’approche de l’Aïd al-Adha.
Les autorités affirment disposer d’un stock stratégique de produits de base couvrant plusieurs semaines, afin de prévenir toute rupture d’approvisionnement.
Si le projet de loi a été adopté au terme de la séance, les échanges ont surtout mis en évidence une réalité persistante : la hausse des prix en Tunisie reste au cœur des préoccupations.
Entre inflation, tensions sur l’approvisionnement et fragilisation du pouvoir d’achat, la situation économique continue de susciter de fortes inquiétudes, aussi bien au sein de l’Assemblée que chez les citoyens.