Les industries manufacturières retrouvent un rythme d’investissement et anticipent une amélioration en 2026

Miniature people: Group of small businessmen standing on coin with Business Growth concept.

Les résultats de l’enquête semestrielle menée par l’Institut national de la statistique auprès des chefs d’entreprises privées font apparaître une amélioration progressive du climat d’investissement dans le secteur des industries manufacturières. Des indicateurs plus positifs émergent concernant l’évolution des investissements au cours du second semestre de l’année en cours. Cette amélioration intervient dans un contexte marqué par plusieurs défis, parmi lesquels l’évolution des coûts de production, la demande extérieure et la concurrence sur les marchés internationaux, ainsi que la nécessité de renforcer l’investissement et le renouvellement technologique pour préserver la compétitivité des entreprises tunisiennes.

L’enquête a porté sur un échantillon de 1 085 entreprises actives dans le secteur des industries manufacturières. Les résultats montrent une amélioration de l’évaluation de la situation de l’investissement au cours du premier semestre 2026, parallèlement à une hausse du niveau d’optimisme concernant la seconde moitié de l’année. Au niveau des indicateurs généraux, le solde d’opinion des chefs d’entreprises sur l’évolution de l’investissement global au cours du premier semestre 2026 est passé de 21 % à 24 %, ce qui traduit une reprise progressive après une période marquée par un recul et des fluctuations. Ces perspectives positives se renforcent pour le second semestre, l’indice d’investissement prévu passant de 20 % à 26 %, signe d’une confiance accrue des chefs d’entreprise dans l’évolution de l’investissement au cours des mois à venir. Sur le plan sectoriel, les industries mécaniques et électriques se distinguent comme les principaux moteurs de l’investissement industriel. Le solde d’opinion relatif à l’investissement dans ce secteur au cours du premier semestre est passé de 35 % à 48 %. Par ailleurs, les anticipations d’investissement pour ce secteur au cours du second semestre ont connu une progression marquée, passant de 10 % à 37 %, reflétant une amélioration de la vision des entreprises sur les perspectives d’activité et d’investissement. Dans le secteur des matériaux de construction, de la céramique et du cristal, l’indice de la situation actuelle s’est amélioré, passant de 10 % à 19 %. En revanche, les prévisions pour le second semestre indiquent un repli de cet indice, de 31 % à 18 %. Les industries agroalimentaires ont quant à elles maintenu une stabilité relative du niveau d’investissement au cours du premier semestre, avec une anticipation d’amélioration de l’indice au second semestre, de 29 % à 32 %. Le secteur des industries diverses a également enregistré une stabilité de la performance actuelle, tandis que les prévisions pour le second semestre ont augmenté de 19 % à 26 %.

À l’inverse, le secteur des industries chimiques a connu un recul du solde d’opinion relatif à l’investissement, de 38 % à 29 %, avec une stabilisation prévue de l’indice à ce niveau au cours du second semestre. Le repli s’avère plus marqué dans le secteur du textile, de l’habillement et du cuir, où l’indice de l’investissement réalisé est passé de 2 % à -4 %, tandis que les prévisions pour le second semestre ont reculé de 0 % à -6 %. Ces résultats reflètent une disparité dans la dynamique de l’investissement entre les différentes branches des industries manufacturières, en raison des conditions variables de la demande, des marchés extérieurs, des coûts de production et de la capacité concurrentielle d’un secteur à l’autre. Ces indicateurs revêtent une importance particulière pour l’économie tunisienne, dans la mesure où le secteur industriel constitue l’un des piliers de l’activité économique, que ce soit par sa contribution aux exportations, à l’emploi ou à l’attraction des investissements. L’amélioration de l’investissement industriel reste liée à la capacité des entreprises à moderniser leurs moyens de production, à renforcer leur compétitivité et à s’intégrer davantage dans les chaînes de valeur internationales.
MBY

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