Le ministère iranien des Affaires étrangères a opposé un démenti catégorique aux récentes déclarations du président américain. Un porte-parole a affirmé aux médias iraniens que l’option de transférer l’uranium enrichi à l’étranger était totalement inacceptable. Par conséquent, les stocks d’uranium enrichi du pays ne seront déplacés nulle part, a précisé le porte-parole Esmaeil Baqaei sur la télévision d’État.
Donald Trump avait pourtant déclaré dans une interview accordée à CBS que l’Iran avait tout accepté. Il a qualifié l’accord d’excellent et de formidable. D’après lui, Téhéran collaborerait avec les États-Unis pour retirer l’uranium enrichi du pays. Ses équipes, aux côtés des Iraniens, travailleraient main dans la main pour récupérer cette matière stratégique. En sus, il a assuré qu’elle serait rapatriée aux États-Unis sans qu’il soit nécessaire d’envoyer des troupes au sol.
À cela s’ajoute une contradiction majeure entre les deux discours. Le porte-parole iranien a réaffirmé que l’uranium enrichi iranien ne serait déplacé nulle part. Par ailleurs, cette fin de non-recevoir remet en cause les déclarations triomphales de l’ancien président américain. Qui plus est, la fermeté de Téhéran montre que toute négociation sur un transfert de matière nucléaire reste pour l’heure hors de portée. D’autre part, cette affaire illustre une fois de plus la profonde méfiance qui règne entre les deux capitales.
MBY
Uranium iranien : Le récit de victoire de Donald Trump contredit par Téhéran
A picture taken on November 10, 2019, shows an Iranian flag in Iran's Bushehr nuclear power plant, during an official ceremony to kick-start works on a second reactor at the facility. - Bushehr is Iran's only nuclear power station and is currently running on imported fuel from Russia that is closely monitored by the UN's International Atomic Energy Agency. (Photo by ATTA KENARE / AFP)