Vives tensions diplomatiques entre Paris et Tel-Aviv après le discours d’Emmanuel Macron à l’ONU

La prise de parole d’Emmanuel Macron lors de l’Assemblée générale des Nations unies a déclenché une vive tempête diplomatique entre Paris et Tel-Aviv. En dénonçant la dégradation de la situation humanitaire à Gaza ainsi que l’intensification de la colonisation et des opérations militaires en Cisjordanie, le président français a fustigé une politique qui menace, selon lui, le droit des Palestiniens à disposer d’un État. Mais c’est un passage précis de son discours qui a immédiatement mis le feu aux poudres : en voulant souligner la différence entre les territoires palestiniens, le chef de l’État a affirmé que le Hamas n’avait « jamais sévi » en Cisjordanie.

Cette déclaration a suscité une réaction fulgurante du gouvernement israélien. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a fustigé une « absurdité grotesque », rappelant que le mouvement islamiste y maintient une présence active et y revendique régulièrement des attentats, à l’image de l’attaque ayant coûté la vie à un citoyen franco-israélien en Cisjordanie deux jours plus tôt. Les critiques se sont également propagées dans les rangs de l’opposition israélienne et parmi les diplomates américains, Mike Huckabee qualifiant les propos présidentiels de « totalement déconnectés de la réalité ».

Face à l’ampleur de la controverse, l’Élysée a dû clarifier le propos. Paris a précisé que la remarque d’Emmanuel Macron visait l’absence de gouvernance du Hamas en Cisjordanie — administration assurée par l’Autorité palestinienne, à la différence de la bande de Gaza —, estimant que la population locale n’avait pas à subir de punition collective sous ce prétexte. Cet épisode illustre un nouveau niveau de friction dans les relations déjà très tendues entre la France et Israël.

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