Le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, a réaffirmé, lors de la 8e édition du Forum de l’Officine au Palais des Congrès à Tunis, l’importance de la prescription en dénomination commune internationale (DCI) ( ndlr: appelée également Ordonnance scientifique) comme levier de transparence et de rationalisation du circuit du médicament.
La DCI correspond au nom scientifique universel d’un médicament, indépendant des marques commerciales. Concrètement, au lieu de prescrire un médicament sous son nom de marque, le médecin indique la molécule active, ce qui permet au pharmacien de proposer plusieurs équivalents génériques contenant la même substance et ayant la même efficacité thérapeutique.
Selon le ministre, ce mécanisme constitue un outil essentiel pour renforcer la lisibilité des prescriptions, faciliter l’accès aux traitements et réduire les écarts de prix entre médicaments de marque et génériques. Il a toutefois souligné que sa mise en œuvre nécessite une approche concertée entre médecins, pharmaciens et patients, afin d’en garantir l’efficacité et l’acceptabilité sur le terrain.
Mustapha Ferjani a affirmé que cette réforme devrait s’inscrire dans une vision plus large de transformation du système du médicament, fondée sur la transparence, la souveraineté sanitaire et l’équité d’accès aux soins.