C’est une offensive diplomatique de premier plan que Tunis vient de lancer pour s’imposer comme le cœur battant du numérique en Afrique. Ce vendredi 26 juin 2026, les ministres des Affaires étrangères, Mohamed Ali Nafti, et des Technologies de la communication, Sofiene Hemissi, ont réuni les ambassadeurs africains à Tunis pour une mission claire : mobiliser le continent autour des ambitions technologiques de la Tunisie.
Au centre de toutes les attentions, la Tunisie pousse un candidat de choix, Faiçal Bayouli, pour le poste hautement stratégique de Secrétaire général de l’Union Africaine des Télécommunications (UAT), tout en briguant un siège au Conseil d’administration de l’organisation. Tunis voit encore plus loin et vise également une place au Conseil de l’Union Internationale des Télécommunications (UIT) pour le mandat 2027-2030.
Pour convaincre ses partenaires, le gouvernement tunisien mise sur sa légitimité historique et son avant-gardisme. De la cybersécurité à l’intelligence artificielle, en passant par son modèle pionnier du Startup Act, la Tunisie ne cherche pas seulement à diriger : elle propose une feuille de route. Son ambition est de mettre son expertise au service d’une Afrique numérique forte, connectée et souveraine, capable de parler d’une seule voix sur la scène internationale.
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