Le 28 mars, Tsahal annonce le combat engagé corps-à-corps avec Hezbollah. Un jour avant, celui-ci déclarait huit merkavas éliminés. En même temps, Michel Aoun porte plainte aux Nations unies contre les envahisseurs israéliens du Sud-Liban.
La conjonction de ces multiples indications associe la force et le droit unis contre la fureur de l’usurpateur. L’armée israélienne détruit les ponts jetés sur le fleuve Litanie et occupe le Sud, lanceur de missiles et drones sur le Nord d’Israël. Or, en droit, il n’y a ni Sud ni Nord pour une entité spéciale créée de toutes pièces par l’Irgoun, organisation terroriste juive à l’époque historique du mandat britannique. Aujourd’hui, ce vice de forme juridique rejaillit sur l’actualité politique et mine la rengaine israélo-américaine.
Ainsi, lorsque Trump cherche à engloutir le Groenland et que Netanyahu tient à ingurgiter le territoire libanais, la force foule aux pieds le droit dans l’un et l’autre cas.
Face à semblable hybris nimbée d’injustice la résistance libanaise de Hezbollah creuse un précipice. A l’instant même où le président recourt au droit, Hezbollah oppose la force à la force. De même, l’Iran arme un million de combattants contre le projet d’invasion et revendique le droit de recourir à la nécessaire énergie nucléaire. Devant le droit et la force réunis, Trump, ridicule, avance et recule. Les dirigeants israélo-américains raisonnent en termes de surhommes opposés aux sous-hommes.
A nous la bombe et à vous la tombe. De là proviennent leurs tribulations dénoncées par la voix des Ayatollahs. Parviendront-ils à gagner la guerre en dépit de leurs travers ? A l’évidence, leurs adversaires ont, pour eux, le droit monté à l’assaut du pire diktat. Iran et Liban prennent appui sur l’ingérence de l’impérialisme israélo-américain pour le piéger. Tel fut le principal enseignement de Marc Aurèle. Aguerris par l’agressivité adverse, les Gardiens de la révolution et Hezbollah ramènent les armées contraires à leur juste critère. Par ses « Pensées », Marc Aurèle jette une passerelle entre le deuxième siècle et l’actualité.
Aujourd’hui, les impérialistes ciblent une école iranienne et des immeubles d’habitation au Liban.
Pour eux, le droit de la guerre n’existe pas. Il faut génocider un peuple pour lui substituer un autre peuple. Pourtant, le droit de la guerre épargne les civils par le respect de l’hôpital, de l’école et des citoyens non engagés dans les armées. Déjà en l’an 8 de l’hégire, lorsque Saâd Ibnou Oubada parla de « malhama », le prophète lui opposa la « mar7ama ».
Le messager substitue la réconciliation pacifique à la vengeance par le sang des innocents. Ni l’arbre, ni l’animal, ni la femme, ni l’enfant ne seront atteints par une application scrupuleuse et sincère du droit de la guerre. Maintenant, impérialistes américains et israéliens bombardent les villes avec leurs civils.
Ces procédures génocidaires obéissent à des stratégies sanguinaires. Le chaos créateur d’Hillary Clinton fut un chaos destructeur.
La coalition américaine recourt au combat livré à Daech pour implanter ses bases militaires, notamment à la faveur du conflit doctrinal entretenu entre sunnites et chiites. Les monarchies pourries du Golfe seraient bien inspirées de crier « US go home » au lieu de reprocher aux Iraniens de leur envoyer drones et missiles justiciers.
Avec leur 7achd icha3bi, les Irakiens fraient la voie royale par l’attaque héroïque de la base américaine. L’humiliation yankee se poursuit avec le patron du FBI piraté par l’Iran. La résistance diffuse partout ses atouts.
L’attentat déjoué, en France, contre une banque israélienne, dite américaine, en dit long sur l’ampleur de la juste réaction contre l’agression impérialiste perpétrée au Moyen-Orient.
L’assassinat des journalistes libanais illustre la volonté sioniste vouée à cacher l’entreprise dans sa totalité crapuleuse et pernicieuse. En même temps, les cibles américaines attaquées par l’armée iranienne sont classées parmi le ni vu ni connu chez les médiateurs trumpistes à la dénomination évocatrice de la tromperie érigée en substitut de la communication avérée…
Comment divorcer avec la désinformation quand, à l’origine, était l’Irgoun ?