« Ce qui reste de moi », nouvel ouvrage d’Amal Belhout Blel : une plongée dans l’identité à l’ère de l’IA

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La journaliste et écrivaine tunisienne Amal Belhout Blel vient de sortir un nouvel ouvrage intitulé « Ce qui reste de moi » (« ما تبقى من أنا »), une publication qui s’inscrit dans une réflexion contemporaine sur l’identité à l’ère de l’intelligence artificielle.

Ce troisième livre consécutif en langue arabe, publié par La Maison du Livre Tunisie, relève de la littérature moderne et se situe à la croisée de la philosophie, du journalisme et de l’introspection. À travers cette œuvre, l’autrice poursuit une démarche littéraire centrée sur les mutations de l’individu face aux
transformations technologiques.

Dès les premières pages, « Ce qui reste de moi » pose une interrogation centrale : que devient l’humain lorsque sa conscience tend à se numériser ? L’ouvrage prend la forme d’un dialogue singulier, construit autour d’une interview fictive avec « l’Éveil / صحوة », une entité hybride qui incarne à la fois la voix intérieure et une projection algorithmique. Ce dispositif narratif permet d’explorer une question fondamentale : « Qui suis-je lorsque mon empreinte humaine fusionne avec mes données ? ».

La structure du livre repose sur trois axes principaux. D’abord, un « pont silencieux » qui met en tension l’identité biologique originelle et une version recomposée par les logiques numériques. Ensuite, un dialogue philosophique où l’intelligence artificielle apparaît comme un outil capable de traduire la conscience en langage codifié. Enfin, une recherche existentielle qui interroge ce qu’il reste de la subjectivité humaine à partir du moment où celle-ci devient mesurable, quantifiable et potentiellement reproductible.

Au-delà de sa dimension narrative, l’ouvrage s’inscrit dans un contexte global marqué par l’essor rapide des technologies d’intelligence artificielle et les débats éthiques qui en découlent. En ce sens, il s’adresse à un lectorat intéressé par les enjeux contemporains liés à la digitalisation de l’identité, mais aussi par les formes littéraires hybrides mêlant réflexion et fiction.

« Ce qui reste de moi » est actuellement disponible en librairie ainsi que sur le site de l’éditeur. Il sera également présenté lors de la Foire Internationale du Livre de Tunis 2026, prévue du 23 avril au 3 mai au Palais des expositions du Kram, où il sera exposé au stand de La Maison du Livre.

Avec cette nouvelle publication, Amal Belhout Blel s’inscrit dans une tendance littéraire qui tente de saisir, sans complaisance, les recompositions de l’identité humaine face à l’omniprésence des technologies. Un positionnement ambitieux, mais exigeant, qui devra convaincre par sa capacité à dépasser le simple effet de thème pour proposer une véritable profondeur d’analyse.

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