Dans un communiqué publié ce dimanche, le Conseil national de l’Ordre des médecins de Tunisie (CNOM) est sorti de sa réserve concernant la multiplication des contenus médiatiques traitant de cas médicaux sensibles. Le CNOM a rappelé que si la médecine est une science rigoureuse, elle n’est pas « exacte » et comporte des risques inhérents, même dans les systèmes les plus performants.
Il a insisté sur la distinction fondamentale entre « erreur médicale » et « complication thérapeutique ». Selon l’Ordre, seul un collège d’experts spécialisés est habilité à trancher cette question complexe via des procédures légales strictes. L’instance a déploré une présentation souvent décontextualisée de certains cas qui, loin d’informer le citoyen, entretiennent une confusion préjudiciable.
Tout en réitérant sa confiance envers les compétences nationales qui réalisent quotidiennement des milliers d’interventions réussies, le Conseil a appelé à une approche médiatique plus équilibrée, fondée sur la science plutôt que sur l’émotion, afin de préserver le lien de confiance vital entre le patient et son médecin.