Dans un post publié sur sa page Facebook, ce mercredi 22 juillet, sur sa page Facebook, l’expert économique Aram Belhaj est revenu sur les derniers développements que connaît la Tunisie, livrant une analyse sans concession de la situation et des solutions qu’il juge indispensables.
Selon lui, ce que le pays vit aujourd’hui est la conséquence inévitable d’une absence de vision stratégique et d’anticipation des changements, se traduisant par un déficit de politiques publiques réellement efficaces. Il va plus loin en avertissant que la situation de demain sera encore plus difficile et plus douloureuse que la réalité amère d’aujourd’hui, et ce pour les mêmes raisons structurelles. À ses yeux, tous les indicateurs convergent vers une vérité difficile à entendre : l’économie tunisienne est vouée à s’effondrer dans les années à venir, sous l’effet d’une accumulation lente d’un déficit d’investissement, d’une distorsion des prix et d’une gouvernance défaillante — sans oublier, bien sûr, les chocs externes qui se succèdent.
Face à ce constat, Aram Belhaj estime qu’un certain nombre de mesures s’imposent pour éviter cet effondrement annoncé. A court terme, il préconise la mise en place d’une cellule de crise multisectorielle placée sous la supervision directe des plus hautes autorités de l’État, ainsi que la garantie d’un approvisionnement électrique continu et non soumis au rationnement, en particulier pour les infrastructures vitales, en coordination avec les pays voisins. Il appelle également à poursuivre et généraliser la publication des calendriers de coupures programmées à l’avance, en s’éloignant résolument du mensonge, des approximations et des faux-fuyants.
A moyen terme, il plaide pour une adoption progressive de la vérité des prix, en particulier pour les gros consommateurs, ainsi que pour un règlement global et transparent des dettes croisées entre l’État et la STEG. Il insiste par ailleurs sur la nécessité d’accélérer de manière décisive l’entrée en exploitation des projets d’énergies renouvelables, et d’ouvrir la production à des producteurs indépendants, au-delà du seul cadre des énergies renouvelables, pour englober également l’énergie conventionnelle.
Il conclut en précisant qu’il s’agit là, selon lui, du strict minimum requis pour espérer sortir de l’impasse actuelle.
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