Cisjordanie : six pays européens condamnent fermement le projet de colonie E1

Les dirigeants de l’Allemagne, de la France, de l’Italie, de la Norvège, des Pays-Bas et du Royaume-Uni ont publié, le 20 août 2026, une déclaration conjointe dans laquelle ils expriment leur opposition au projet de colonie E1 en Cisjordanie. Cette prise de position fait suite à la publication par le gouvernement israélien d’appels d’offres pour des travaux de construction dans le cadre de ce projet. En premier lieu, les six pays jugent cette décision inacceptable au regard du droit international. Par ailleurs, ils rappellent que la communauté internationale a toujours exprimé, publiquement comme dans les discussions bilatérales, ses préoccupations face à l’expansion des colonies dans les Territoires palestiniens. En outre, ce projet de colonisation, s’il est mené à bien, menacerait directement la viabilité de la solution à deux États en fragmentant la Cisjordanie et en rompant sa continuité territoriale.

Cette annonce intervient dans une période de fortes tensions en Cisjordanie, marquée par une augmentation sans précédent des violences perpétrées par des colons à l’encontre de civils palestiniens. À cela s’ajoutent des restrictions sévères pesant sur l’économie palestinienne, qui aggravent encore la situation sur le terrain. La déclaration conjointe souligne que la poursuite de l’expansion des colonies ne peut qu’éloigner les parties d’un règlement pacifique et affaiblir, par conséquent, la position d’Israël sur la scène internationale. Qui plus est, les six pays insistent sur le caractère illégal de toutes les colonies israéliennes en Cisjordanie, conformément aux résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies et au droit international.

Les dirigeants exhortent le gouvernement israélien à retirer immédiatement les appels d’offres en cours et à mettre fin à toute nouvelle activité de colonisation en Cisjordanie. D’autre part, ils mettent en garde les entreprises susceptibles de soumissionner à ces projets : elles doivent prendre pleinement conscience des risques juridiques et réputationnels auxquels elles s’exposent, y compris le danger d’être considérées comme complices de violations graves du droit international. En sus, les six pays réaffirment leur attachement à une paix globale, juste et durable, fondée sur la solution à deux États. Ils indiquent, pour conclure, qu’ils continueront à agir dans cette direction, en coordination avec leurs partenaires internationaux.
MBY

Related posts

Golf : Adam Bresnu, premier Marocain à atteindre les quarts de finale de l’U.S. Amateur

La France condamne les nouvelles sanctions américaines visant la Cour pénale internationale

Céréales : un quasi-arrêt des exportations russes et ukrainiennes via la mer Noire