Le président de la République, Kaïs Saïed, a présidé, lundi 3 août au palais de Carthage, une réunion consacrée aux questions environnementales et à la protection du patrimoine. Y ont pris part la cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, le ministre de l’Environnement, Habib Abid, la ministre des Affaires culturelles, Amina Srarfi, la directrice générale de l’Agence de mise en valeur du patrimoine et de promotion culturelle, Rabia Belfguira, ainsi que le chargé de la gestion de l’Agence de protection et d’aménagement du littoral, Mehdi Belhaj.
Selon un communiqué de la présidence de la République, la réunion a porté en particulier sur la situation environnementale et les problèmes de pollution, à la suite de la visite effectuée dimanche par le chef de l’État à Radès.
Kaïs Saïed a affirmé que toute personne ou entité à l’origine d’une pollution devait en assumer l’entière responsabilité, rappelant le principe du « pollueur-payeur », consacré en droit international lors du Sommet de Rio de Janeiro de 1992. Il a également évoqué l’article 47 de la Constitution, qui garantit le droit à un environnement sain et équilibré et engage l’État à mettre en œuvre les moyens nécessaires pour lutter contre la pollution.
Le président de la République s’est également arrêté sur le rôle de l’Agence de protection et d’aménagement du littoral (APAL), estimant que celle-ci n’avait pas rempli pleinement ses missions dans plusieurs zones côtières. Il a appelé à renforcer les interventions sur le terrain, à intensifier les actions de protection du littoral contre les différentes formes d’atteintes et d’occupations illicites, ainsi qu’à accélérer les programmes d’aménagement et d’entretien afin de préserver les ressources naturelles et d’améliorer l’état des espaces côtiers.
La réunion a également abordé la protection du patrimoine archéologique. Le chef de l’État a cité l’exemple des vestiges découverts fortuitement sur les berges de l’oued Miliane, qu’il a décrits comme ayant été transformés en dépôt de déchets. Selon lui, cette situation illustre les insuffisances dans la protection de plusieurs sites archéologiques, dont certains restent encore à découvrir, tandis que d’autres n’ont pas bénéficié des mesures de préservation nécessaires ou ont été victimes de pillages.