Le gouvernement tunisien a présenté aux commissions parlementaires le plan de développement pour la période 2026‑2030, à travers une communication du ministre de l’Économie et de la Planification. Ce document fixe un taux de croissance moyen de 4,2 % en termes réels pour l’ensemble du quinquennat. Par ailleurs, l’exécutif vise à faire passer le taux de pauvreté sous le seuil de 15 % et à améliorer l’Indice de développement humain pour le rapprocher des standards des pays avancés. À cela s’ajoute un objectif de réduction des disparités régionales, mesuré par un indice national de développement territorial dont le score devrait augmenter d’ici 2030.
Plusieurs axes sont mobilisés pour atteindre ces résultats : la modernisation du tissu productif, le renforcement des infrastructures, la réforme des institutions et la justice sociale. D’autre part, la transition écologique occupe une place structurante dans la stratégie, avec deux engagements chiffrés. En sus, la part des énergies renouvelables dans le mix électrique doit atteindre 35 %, tandis que la consommation d’énergie primaire devra diminuer de 30 %.
Le processus d’élaboration du plan s’est appuyé sur une consultation élargie des territoires. En effet, plus de 40 000 propositions de projets ont été collectées, dont l’immense majorité provient des conseils locaux et régionaux. Par conséquent, cette approche traduit une association des acteurs de terrain à la définition des priorités de développement pour les cinq années à venir.