Les producteurs de tomates industrielles dénoncent la hausse des coûts de production

Selon un article paru dans La Presse de Tunisie en date du 1er juillet 2026, le lancement de la campagne de récolte et de transformation de la tomate industrielle, mardi dans plusieurs unités du gouvernorat de Nabeul, met en évidence des difficultés récurrentes pour la filière. Les producteurs dénoncent, en effet, une hausse continue des coûts de production, alors que le prix de référence reste fixé à 270 millimes le kilogramme pour la quatrième saison consécutive. Par ailleurs, le rythme de collecte demeure lent en raison de l’existence d’un stock de concentré jugé suffisant pour couvrir la demande nationale pendant deux ans, selon Mohamed Ben Hassine, secrétaire général de l’union

régionale des producteurs de tomates destinées à la transformation à Nabeul, cité par le journal.

À cela s’ajoute une légère diminution des superficies cultivées à l’échelle nationale, qui atteignent environ 15 000 hectares, dont 4 500 hectares dans le gouvernorat de Nabeul. En conséquence, la production nationale est évaluée à 800 000 tonnes, soit une baisse de 200 000 tonnes par rapport à la campagne précédente, tandis que celle de la région de Nabeul devrait atteindre 247 000 tonnes. D’autre part, les fortes chaleurs ont affecté les plantations mises en terre en avril, ce qui devrait limiter les rendements à des niveaux moyens. Qui plus est, l’augmentation du coût des produits phytosanitaires et le manque de main-d’œuvre pèsent sur les revenus des agriculteurs, en l’absence de contrôle économique sur les points de vente des intrants, rapporte La Presse.

Face à cette situation, l’union régionale appelle les agriculteurs à boycotter cette culture lors des prochaines campagnes tant que des solutions aux problèmes structurels n’auront pas été apportées. En sus, elle plaide pour une mobilisation des parties prenantes afin d’examiner les revendications des producteurs et d’assurer la pérennité de la filière. Mohamed Ben Hassine propose ainsi l’organisation d’un dialogue national consacré aux problèmes du secteur agricole. De son côté, Anis Kharbach, vice-président du Groupement interprofessionnel des légumes, cité par le même quotidien, confirme une baisse de la production d’au moins 15 % et un stock de concentré de 50 000 tonnes. Il estime que les producteurs constituent le maillon le plus fragile de la chaîne, en raison de l’envolée des coûts, de l’absence de revalorisation du prix de référence et des difficultés de financement. Par conséquent, il appelle à mieux associer les agriculteurs aux travaux du groupement professionnel des industries des conserves et à ouvrir un dialogue entre producteurs et industriels.

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