La scène culturelle tunisienne vient de vivre une situation pour le moins insolite, oscillant entre l’absurde et le manque de professionnalisme. La célèbre romancière Amira Ghenim a partagé avec ses lecteurs une mésaventure qu’elle qualifie elle-même de « situation miraculeuse » : c’est par le pur fruit du hasard, en naviguant sur les réseaux sociaux, qu’elle a découvert qu’elle était censée animer une rencontre littéraire à la Foire internationale du livre de Sousse.
L’écrivaine a exprimé sa stupéfaction dans un message teinté d’une ironie mordante, soulignant que les organisateurs avaient manifestement omis de la contacter pour coordonner le rendez-vous ou même pour l’informer de la date choisie. Avec élégance mais fermeté, elle a tenu à présenter ses excuses au public qui aurait fait le déplacement pour une rencontre n’ayant finalement d’existence que sur le papier du programme officiel.
Cet incident, bien que ridicule, met en lumière les lacunes organisationnelles qui peuvent parfois entacher les grands rendez-vous culturels, transformant une invitation prestigieuse en un rendez-vous manqué pour l’auteure et ses lecteurs.