Le président de la République, Kaïs Saïed, a procédé, vendredi 26 juin, au palais de Carthage, à la nomination des membres de la Commission nationale de réconciliation pénale dont la présidence avait été confiée auparavant à Ali Abbas.
A cette occasion, le Chef de l’État a réaffirmé que la reddition des comptes constitue une revendication légitime du peuple tunisien, soulignant qu’il n’est pas question de renoncer au moindre millime de l’argent public. Il a également précisé que la recomposition de cette commission marque une nouvelle étape pour relancer le processus de réconciliation pénale, après les blocages et les entraves qui ont perturbé ses travaux précédents.
Kaïs Saïed a rappelé qu’il s’agit d’une nouvelle opportunité offerte aux personnes concernées : celles qui sont en détention en Tunisie pour retrouver la liberté, et celles qui se trouvent à l’étranger pour regagner le pays. Il a insisté sur le fait que pour quiconque choisit sincèrement la voie de la réconciliation , les portes sont à nouveau ouvertes, loin de toute surenchère, désinformation ou manœuvre dilatoire. Il a conclu en rappelant que le sacrifice des martyrs et des blessés ne sera pas vain, que les revendications légitimes du peuple seront honorées, et que personne n’est au-dessus des lois, réaffirmant le principe de l’égalité absolue de tous devant la justice.
Par ailleurs, le président de la commission ainsi que ses membres ont prêté serment devant le chef de l’État, conformément aux dispositions du décret-loi de 2022 portant création de cette instance.
Pour rappel, créée en vertu du décret-loi n°13 de 2022, la Commission nationale de réconciliation pénale a pour mission de traiter les dossiers liés à la corruption financière et économique. Ce mécanisme permet aux personnes impliquées d’éteindre les poursuites judiciaires à leur encontre, à condition de restituer intégralement les fonds et les biens spoliés, conformément au cadre légal en vigueur.