Le parlement iranien annonce, pour la première fois, la disposition de l’Iran à produire l’arme nucléaire. Ce propos tranche avec les déclarations coutumières.
Jusque-là, mais sans convaincre l’adversaire, les autorités affirmaient limiter l’activité nucléaire à l’usage non militaire.Prise au
sérieux, la nouvelle position a eu l’effet d’une bombe langagière sur le cours de la communication habituelle et de la querelle informationnelle.
Interviewé par LCI, le porte-parole de l’armée sioniste répond : « Nous le savons et nous sommes décidés à intervenir. » Trump réagit, sans tarder, au propos tenu par le parlement iranien : « l’Iran n’aura jamais l’arme nucléaire ».
Un quatrième porte-avions accentue la pression Pete Hegseth, le “secrétaire américain à la guerre” et Dan Caine, le “Chef d’état-major des armées américaines” adoptent la position trumpienne.
Échaudés par les agressions et les sanctions à répétition, les dirigeants iraniens finirent par mettre en application la grande leçon préconisée par Mojtaba Khamenei. Une fois détenue la bombe nucléaire, ni la Corée du Nord, ni la Russie, ni le Pakistan, ni l’Inde ni la Chine ne se laissèrent trop rouler dans la farine par la vermine israélo-américaine.
A la différence du moment où eut lieu Hiroshima, aujourd’hui la bombe ne sert qu’à dissuader l’adversaire. L’Iran se voit, déjà pris au sérieux avec ses vedettes d’attaque.
La vitesse de ces petites embarcations aptes à tirer sur les navires permet à la Banque centrale iranienne de recevoir les revenus assurés par le péage d’Ormuz et de compenser, ainsi, les effets financiers de la piraterie américaine. Par la notion fallacieuse et frauduleuse de « flottille fantôme » les Israélo-Américains donnent à voir le commerce maritime pour un crime.
Dès lors, le soutien russe et chinois accordé aux Iraniens réplique aux falsifications des assassins. Dans ces conditions, le virage esquissé par le parlement iranien préfigure l’avenir. En effet, une fois la bombe fabriquée, plus rien ne sera comme avant. Déjà maintenant la guérilla iranienne, rapide et légère, tient la dragée haute à la pesanteur pachydermique des armes classiques.
Au plus haut point salutaire, la nouvelle orientation des parlementaires adresse un bras d’honneur à la roublardise américaine en matière de négociation piégée, à l’avance, par Trump et ses drôles de négociateurs.
Ce président ne sait que menacer. La troisième tentative d’assassinat en dit long sur pareil président.
Après coup, les historiens sépareront le bon grain de l’ivraie. Trump ne fut pas l’homme de la grandeur américaine, il fut l’homme asservi à la haine israélienne.
Bourguiba ne fut pas l’homme de Mendès-France, il fut et restera l’homme de l’indépendance. Le Combattant suprême voua son existence à la résistance d’où émerge l’heure du moment historique majeur. Dans les années 1822-1831, Hegel développe cette problématisation tout au long de ses « Leçons sur la philosophie de l’histoire mondiale ».
Bourguiba était un passionné. « Rien de grand n’a été accompli dans le monde sans passion », écrit Hegel dans ses « Leçons ». Le passionné investit le tout de son énergie au profit d’un seul but à portée universelle. De nos jours, Trump, avec sa tendance expantionniste, s’en prend à l’un des piliers fondateurs de l’universalité. De là provient son imbécilité.
Il provoque la guerre et prône la paix. Pris dans le filet de l’incompatibilité, J.D. Vance exhibe la guerre déclenchée, d’après lui, pour instaurer la paix. Nul n’est dupe de l’entourloupe, tant la succession de ses provocations compromet un accord de paix. Ainsi, la menace de « pulvériser » l’Iran qui refuse de livrer son uranium enrichi dévoile un Trump tout à fait abruti. Et par ses mesures de rétorsion adoptées contre l’OTAN, ce mal-aimé retire des troupes stationnées en Espagne, Italie et Allemagne. Un relent messianique imprègne sa disposition à punir l’Iran, ce pays malfaisant.
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