Classement du bonheur : Où se positionnent la Tunisie et ses voisins africains ?

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La Tunisie occupe la 105e position sur 147 pays dans le World Happiness Report 2026, publié le 19 mars par le Réseau des solutions de développement durable des Nations unies, en collaboration avec le cabinet Gallup World Poll et le Wellbeing Research Centre de l’Université d’Oxford. Sur le continent africain, le pays se classe à la dixième place.
Le classement repose sur des évaluations subjectives recueillies auprès des participants au sondage mené par Gallup World Poll. Les personnes interrogées évaluent leur vie actuelle sur une échelle de 0 à 10, 0 correspondant à la pire vie possible et 10 à la meilleure. Environ 1 000 réponses sont collectées chaque année pour chaque pays. Ces évaluations sont ensuite pondérées pour établir des moyennes nationales représentatives.
Six variables influencent ces résultats : le produit intérieur brut par habitant, l’espérance de vie en bonne santé, le soutien social, la liberté de faire des choix de vie, la générosité et la perception de la corruption.

Le rapport évalue le bonheur dans 41 pays africains. La République de Maurice arrive en tête du classement continental pour la deuxième année consécutive. L’État insulaire de l’océan Indien, dont le produit intérieur brut par habitant s’élève à près de 12 000 dollars, occupe le 73e rang mondial avec un score de 5,939 points.
La Libye se positionne à la deuxième place africaine, au 81e rang mondial. L’Algérie suit en troisième position, à la 83e place mondiale. Viennent ensuite le Mozambique (93e rang mondial), le Gabon (96e), la Côte d’Ivoire (98e), le Cameroun (100e), l’Afrique du Sud (101e) et le Niger (103e). La Tunisie ferme ce Top 10 africain avec le 105e rang mondial. À l’autre extrémité du classement, la Sierra Leone est le pays africain où le niveau de bonheur est le plus faible.
À l’échelle mondiale, la Finlande occupe la première place pour la neuvième année consécutive. Elle est suivie par l’Islande, le Danemark, le Costa Rica et la Suède.
Par ailleurs, le rapport met en lumière l’impact de l’utilisation intensive des réseaux sociaux sur le bien-être des jeunes. Cet effet est qualifié de complexe par les auteurs, car il dépend de plusieurs paramètres : le temps passé sur les plateformes, le type de plateforme utilisé, la manière dont elle est employée, ainsi que des critères démographiques comme le sexe et le statut socio-économique.

Jan-Emmanuel De Neve, professeur d’économie à l’Université d’Oxford et l’un des auteurs du rapport, a indiqué qu’une utilisation intensive est associée à un bien-être nettement moindre. En revanche, a-t-il ajouté, ceux qui s’éloignent délibérément des réseaux sociaux semblent également passer à côté de certains effets positifs.

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