Pratiques sataniques

Pour les prochaines élections israéliennes, le grand brigand accorde son appui au petit. Celui-ci demande à la justice de son pays d’identifier, pour les condamner, ses militaires anonymes coupables d’avoir produit le documentaire sur l’affaire génocidaire qui n’a jamais existé pour le criminel de guerre.

Le même déni prospère à propos des chambres à gaz et des fours crématoires.

Dans son ouvrage véridique et poignant “On Dachau and Buchenwald”, Bruno Bettelheim, savant au-dessus de tout soupçon, écrit : «Ceci ne peut pas être vrai, de telles choses (qu’il a vécues) ne se sont tout simplement jamais produites».

Hitler et nos deux cerbères, même carrière. Vipère à deux têtes, le duo Trump-Netanyahu promet le paradis au moment où il sème la famine et la ruine en Palestine.

L’Iran a mis leur tête à prix, mais leur protection précise est à la mesure de leur couardise. Ces deux lugubres personnages ne jurent que par l’expansion et le pillage. Hannah Arendt écrit : « La loi nazie traitait le monde entier comme tombant potentiellement sous sa juridiction ». Depuis toujours, l’argent convolait en justes noces avec la judaïté. A Tunis, souk El-Berka et ses bijouteries le signalaient. Karl Marx, fils de rabbin, signalait, déjà, cela. Elevée dans une famille juive fortunée, réchappée aux camps de concentration, Hannah Arendt décrit, à l’époque nazie, le « refus obstiné de la majeure partie de la fortune juive d’abandonner la tradition du commerce bancaire pour s’engager dans des entreprises industrielles ». C’était à l’ère d’Hitler.

Aujourd’hui encore, Maciej Wituski, patron des patrons européens, préside la “Business Europa”. En même temps, Donald Trump, l’hyper milliardaire et homme d’affaires offre 5.000 dollars à qui votera pour lui. Satan perpétue la vieille tradition où domine le tic du fric.

Raciste et islamophobe, le grand cerbère vient d’imputer la colère lycéenne de France à une combinaison où figuraient l’émigration et l’islamité. La députée du groupe écologique français inflige un démenti à l’ignare et abruti. Deux parfaits nigauds mènent le monde en bateau.

Associées au vandalisme, leurs pulsions racistes et bêtes guident ces ridicules marionnettes.

Au cas où elles se feraient élire, la planète se retrouvera sous la férule du plus sinistre duo imaginé par la drôle d’humanité.

Brutus, Néron, Caligula et Dracula furent des enfants de chœur devant ces deux canards boiteux. Des morts-vivants jonchent leur camp de concentration implanté sur les territoires usurpés.

L’attentat de Karak, en Jordanie, avec ses huit morts, démontre le cynisme et le racisme du sionisme.

Selon son concurrent aux prochaines élections, Netanyahu connaissait, à l’avance, l’attaque du 7 octobre par le Hamas. Il avait laissé faire, à dessein, pour fomenter son nettoyage ethnique et son affaire génocidaire.

Outre les documents et les pièces justificative présentés par ce concurrent, maints témoignages civils et militaires confortent les propos accablants.

Le second satan nie tout sans apporter la moindre preuve susceptible de montrer l’erreur de ses accusateurs. Qui ne le comprend pas dans la mesure où la prison l’attend ? Hannah Arendt signale ce procédé à l’avance : «Concrètement, le dirigeant totalitaire agit comme un homme qui en insulte un autre avec opiniâtreté jusqu’à ce que tout le monde sache que ce dernier est son ennemi, alors il peut, avec quelque chance d’être cru, aller le tuer en invoquant la légitime défense». Par son procédé machiavélique, Netanyahu jette le discrédit sur ce que les racistes pourris dénomment «juiverie» car les succès remportés par les juifs dans les domaines scientifiques ou en matière de fric n’ont rien à voir avec leur nature ethnique.

Partout vivent, à la fois, des génies et des abrutis. Netanyahu, le fugitif, ne représente pas les juifs et Trump, le crétin, ne représente guère les Américains.

Mis à part le sens électoraliste et politique, diriger n’est pas représenter. Par la problématique de la «non-identité à soi», élaborée en 1991, dans “L’autre cap”, Jacques Derrida théorise la façon dont une culture n’a pas d’identité fixe, immuable et définie une fois pour toutes. L’aptitude à la transformation identitaire conditionne l’ouverture sur l’avenir et l’adaptation aux modifications du contexte mondial. Une fois le mur de Berlin détruit, l’identité allemande n’est plus influencée par l’injonction de la bipartition. Elle n’est plus titillée par la référence au couple d’opposition Est/Ouest.

L’identité de la Tunisie beylicale n’est pas celle de la Tunisie actuelle. Un certain chevauchement peut marquer la transition souvent inachevée.

Quand Moncef Bey, le souverain adulé, supprime le baise-main, l’identité tunisienne commence à ne plus correspondre à ce qu’elle fut auparavant. Bourguiba, le grand timonier, accélère le changement de cap vers la modernité. Maintenant, nos belles étudiantes, porteuses d’un jean bien serré, de préférence quelque peu lacéré, adressent un adieu identitaire à leurs grands-mères munies de jolies fouta et blouza. Ya hasra !

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