Après l’Iran, à qui le tour ?

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Un certain Edy Cohen, journaliste israélien, s’improvise médium et écrit sur son compte X (ex-Twitter) : « Après l’Arabie saoudite et Qatar, viendra le tour de la Tunisie et de l’Algérie ». L’ambassadeur américain en poste au sein de l’entité sioniste déclare : « Israël a le droit biblique de posséder la Syrie, le Liban, la Jordanie et une partie de l’Arabie saoudite, de l’Irak et de l’Egypte ». Plus tôt, c’est le président américain Donald Trump, fraîchement élu pour la seconde fois, qui, dans le bureau ovale de la Maison-Blanche et devant une carte du Proche et Moyen-Orient, s’exclamait : « Le territoire israélien est trop petit, il faut l’agrandir. » Depuis, bien sûr, il y’a eu le projet « La Riviera » de Trump en lieu et place de l’enclave de Gaza et de ses plus de deux millions d’habitants menacés jusqu’à ce jour d’expulsion hors de leurs terres.
C’est, ainsi, une succession d’événements et de déclarations qui trahissent bien les intentions des dirigeants américains et israéliens de déstabiliser des pays et des peuples, d’avancer étape par étape sur le chemin de l’édification du « Grand Israël » au prix de la destruction, de l’annihilation, de l’affaiblissement, de la marginalisation et de la domination de tous les pays de la région.
Gaza et la Cisjordanie occupée, ce n’était que le début. Le sinistre projet sioniste expansionniste avance déjà inexorablement vers le Liban harcelé et la Syrie dominée. La Jordanie et l’Egypte persécutées, sous pression, sont sommées d’accueillir les Palestiniens chassés des territoires occupés. Pour le moment, tous tentent de résister, mais pour combien de temps encore ?  La guerre contre l’Iran, cette forteresse de résistance, aux tentacules transnationales, contre l’occupant sioniste à l’appétit expansionniste insatiable, n’est autre qu’une tentative d’isoler et d’affaiblir les pays du Golfe, pays alliés des Etats-Unis et de l’entité sioniste, après la chute (éventuelle) de Téhéran. Un front musulman uni dans la région – ou ailleurs – est vu comme une menace, une provocation par Washington et Tel-Aviv. Diviser pour régner est la devise de la stratégie de guerre tracée par Washington, ainsi que par Tel-Aviv qui entend bien devenir le maître et le gendarme du Moyen-Orient.
Ces dernières années, l’Arabie saoudite, chef de file des musulmans sunnites, a pris conscience des risques encourus et des conséquences de la dualité au sein de la communauté musulmane entres sunnites et chiites et a tenté, de ce fait, de les contourner en œuvrant pour un réchauffement des relations avec l’Iran, chef de file des musulmans chiites. L’Arabie saoudite s’est, d’ailleurs, opposée à toute attaque contre la république islamique d’Iran mais l’entité sioniste, comme à son accoutumée, en a décidé autrement, unilatéralement, a attaqué par surprise en totale infraction avec le droit international au moment où la diplomatie faisait son travail dans le cadre des négociations américano-iraniennes indirectes tenues au Sultanat d’Oman puis à Genève.
Confiant du soutien total de Washington, Tel-Aviv frappe et ne se soucie pas de la sécurité de ses alliés arabes. Téhéran a menacé de frapper toutes les bases militaires américaines se trouvant dans la région en cas d’attaque, ce qui fut fait. Les pays du Golfe ont été ciblés par des frappes iraniennes, la colère est à son paroxysme, le rapprochement s’est refroidi, pour aussi longtemps que le régime iranien chiite restera au pouvoir. C’est la désunion, la division et l’isolement autant pour l’Iran que pour les autres pays arabes de la région.
La stratégie expansionniste sioniste n’est plus un secret pour personne. Toutes les propagandes médiatiques passées ont été galvaudées : la guerre à Gaza, c’était pour « la sécurité d’Israël », celle contre l’Iran, c’est pour rendre « la liberté au peuple iranien » et assurer « la sécurité du monde entier ». Comme les fausses armes de destruction massive de l’Irak. Tous ces slogans n’ont, en fait, qu’un objectif : créer un semblant de légitimité aux assassinats de dirigeants, aux bombardements des populations civiles, aux coups d’Etat et changements de régime. Car la vérité sort de la bouche de Netanyahu, le premier ministre de l’entité sioniste. Dans une vidéo relayée sur le réseau social X, le premier ministre de l’entité sioniste parle d’un projet qu’il prépare avec les Américains, certains pays arabes et d’autres africains, celui d’anéantir l’axe musulman chiite et sunnite afin de régner en maître absolu sur le Proche et le Moyen-Orient. Tout est dit. Cette guerre contre l’Iran fait partie de ce projet, ce pourquoi le couple américano-israélien interdit à l’Iran de posséder l’arme nucléaire.
La prophétie d’Edy Cohen à propos de la Tunisie et de l’Algérie n’en est peut-être pas une et serait, en fait, un autre projet de domination israélienne au Maghreb. L’entité sioniste est déjà bien présente dans la région à travers son implantation dans le voisin de l’Ouest, le Maroc, mais l’Algérie et la Tunisie sont toujours hostiles à la normalisation avec Israël tant que les Palestiniens n’auront pas eu leur Etat indépendant. C’est, donc, une affaire à prendre au sérieux et à suivre.

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